La grande hypothèse nécessaire des destinées futures a été travaillée et conduite, de déduction en déduction, par les sages de l’ancien monde. La pneumatique kabbalistique est véritablement une science, parce qu’elle procède méthodiquement et exactement, en allant du connu à l’inconnu par la voie des analogies les moins douteuses, parce que les faits lui révèlent des lois, et que sur ces lois elle pose solidement la base de ses hypothèses toujours prudentes.

C’est donc la pneumatique kabbalistique que nous avons révélée à nos lecteurs. Nous tirons des ténèbres de l’occultisme des livres prodigieux dont le monde moderne n’a plus la clef, et nous croyons avoir bien mérité de la science et de la raison.

Avec le secours de ces puissantes lumières, nous expliquons les phénomènes étranges que les demi savants trouvent si commode de nier, et qui pourtant les écrasent de leur évidence.

Oui, les statues tressaillent, les marbres pleurent, les pains sacrés s’injectent de sang; oui, une main a pu sortir de la muraille pour terrifier par une inscription menaçante le banquet impie de Balthazar. Nous avons vu, entendu et touché de semblables prodiges; aussi ne dirons-nous pas que nous y croyons, puisque nous savons de science certaine que cela est.

Le miracle n’est pas un fait contraire aux lois de la nature; autrement il ne saurait être sans que la nature fût bouleversée. Le miracle en un mot, comme tout ce qui existe, ne peut exister sans raison; il ne prouve donc rien contre la raison, et c’est ce que notre livre doit établir clairement. Cette vérité une fois reconnue, se nomme LA SCIENCE DES ESPRITS.